Bucarest
Bucarest est la capitale de la Roumanie. La ville, fondée en 1459 était alors la capitale de la Valachie. En 2003, la population de la ville est de 2 082 000 habitants, avec une aire urbaine de presque 2 500 000 habitants.
Selon la légende, le nom de la ville vient de Bucur, un berger qui s'est établi le premier sur l'emplacement actuel. Comme, en roumain, bucur signifie joie, de nombreux écrivains roumains surnomment Bucarest la ville de la joie.
L'histoire de Bucarest est plus ancienne que sa désignation comme capitale, qui date seulement du milieu du XIXe siècle. Selon la légende, elle fut fondée par un berger du nom de Bucur (qui signifie joie en roumain), même si historiquement la cité fut érigée au XIVe siècle par Mircea l'Ancien (Mircea cel Bătrân), après sa victoire sur les Turcs.
Bucarest s'appelle d'abord "la forteresse de Bucarest", en 1459, quand elle est la résidence du prince de Valachie Vlad III l'Empaleur (Vlad Ţepeş). C'est alors que la vieille cour royale, Curtea Veche, est bâtie et, durant le règne de Radu II l'Élégant (Radu cel Frumos), Bucarest devient la résidence d'été de la cour.
Incendiée par les Ottomans en 1595, Bucarest est rebâtie et continue à grandir en taille et en prospérité. Son centre se situe autour de la rue "Uliţa mare" qui, à partir de 1589, est surnommée Lipscani d'après le nom des habitants de la ville de Leipzig, qui y exercent de nombreux commerces. Au XVIIe siècle, Bucarest devient le centre commercial le plus important de la Valachie et, en 1698, Constantin Brâncoveanu la choisit comme capitale de la principauté.
Bucarest en 1837Au XIXe siècle, Bucarest est fréquemment occupée par les Ottomans, les Autrichiens et les Russes. Elle est longuement occupée deux fois par ces derniers, en 1828-1833 et en 1853-1854, puis par une garnison autrichienne en 1854-1857. Le 23 mars 1847, 2 000 bâtiments de Bucarest sont la proie des flammes, qui détruisent un tiers de la cité.
En 1861, lors de l'union de la Valachie et de la Moldavie, Bucarest devient la capitale de la nouvelle principauté de Roumanie. Grâce au nouveau statut de Bucarest, la population de la ville augmente considérablement dans la seconde partie du XIXe siècle et une nouvelle ère de développement urbain commence. L'architecture extravagante et la culture cosmopolite de cette période valent à Bucarest son surnom de Paris oriental ou de Petit Paris, avec l'avenue de la Victoire (Calea Victorei) comme Champs-Élysées. Mais la division sociale entre riches et pauvres, décrite en ce temps-là par Ferdinand Lassalle, fait de la ville un nid à tensions sociales.
Entre le 6 décembre 1916 et novembre 1918, la ville est occupée par les Allemands et la capitale est transférée à Iassy.
Après la Première Guerre mondiale, Bucarest devient la capitale du royaume de la Grande Roumanie, qui inclut, entre autres, le retour de la Transylvanie. Entre les deux guerres, la ville eut le surnom de "Petit Paris". Quelques bâtiments ont été construits par des architectes français (l'Athénée, le Palais CEC "Palatul Casei de Economii şi Consemnaţiunii").
Comme toute la Roumanie, Bucarest fut soumise aux régimes dictatoriaux carliste, fasciste et communiste de février 1938 à décembre 1989. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Bucarest souffre beaucoup des bombardements anglo-américains (la Roumanie du général Antonescu est alors l'alliée de l'Allemagne nazie). Sous la présidence de Nicolae Ceauşescu (1965-1989), la plus grande partie du centre historique de la ville est détruit et remplacé par des immeubles de style soviétique, dont le meilleur exemple est le Centre Civique, qui inclut le Palais de la République, où un quartier historique entier a été rasé pour accueillir les constructions mégalomanes du dictateur roumain.
En 1977, un tremblement de terre de magnitude 7,4 sur l'échelle de Richter fait 1 500 victimes et détruit aussi beaucoup de vieux bâtiments. Malgré tout, certains quartiers historiques restent encore debout aujourd'hui.
Bucarest est le témoin de la révolution de décembre 1989, initiée à Timisoara, puis en 1990, des manifestations étudiantes (Golaniades) et de leur répression sauvage (Minériades) par les mineurs de la vallée du Jiu.
Depuis 1990, avec le rétablissement de la démocratie et l'ouverture des frontières, la ville évolue rapidement. De très nombreux commerces s'ouvrent, et le nombre de véhicules individuels explose, posant des problèmes de circulation qui gênent aussi les transports urbains et grèvent la santé des Bucarestois.
Après l'année 2000, profitant du début du boom économique en Roumanie, la ville se modernise. Plusieurs développements résidentiels et commerciaux sont en cours, surtout dans les quartiers nord, alors que le centre historique de Bucarest subit une importante restauration. La ville renouvelle aussi son réseau d'adduction d'eau et de gaz, son réseau électrique et ses transports urbains, domaines dans lesquels l'offre était très inférieure aux besoins. Toutefois, elle reste insuffisante, notamment parce que des modifications apportées par le régime Ceauşescu ont été conservées à cause de la priorité absolue donnée à l'automobile (par exemple de nombreux passages piétonniers ont été remplacés par des tunnels pas toujours accessibles aux moins mobiles, et le réseau des trams qui, avant 1985, était interconnecté au centre de la ville, Piaţa Unirii, n'a pas été raccordé à nouveau : les terminus des différents réseaux se trouvent donc à plus d'un kilomètre les uns des autres, obligeant les voyageurs à de longues et périlleuses marches à pied et traversées). Ainsi le progrès n'empêche pas la capitale roumaine d'être de plus en plus dure pour les piétons, et quasiment impraticable aux cyclistes.
Bâtiments modernes
Athénée
Théâtre National
Arcul de Triumf
Athénée roumain
Théâtre National
Les magasins sur le boulevard Magheru
Mémorial de la renaissance
Le Palais du Parlement ou Palais du Peuple : cette construction gigantesque a été édifiée entre 1984 et 1989. Le projet initial visait à regrouper tous les services de l'état ainsi que la résidence de Nicolae Ceauşescu.




